Quelles solutions contre les poux et les lentes ?

Quelles solutions contre les poux et les lentes ?

Je peux enfin en parler de manière apaisée : après deux ans de double combat (j’ai deux filles !) contre les poux et les lentes, j’ai l’impression de m’en être enfin débarrassée.
Je n’ai jamais eu de honte à en parler, aussi bien pour prévenir les institutrices que pour tenter de trouver les bons conseils. Sur ce second point, j’avoue avoir entendu de tout, voire même souvent des idées contradictoires. Mais comme les poux et lentes revenaient toutes les trois ou quatre semaines (et souvent sur les deux têtes, voire même parfois sur la mienne), je commençais à douter de mes capacités d’épouillage.
Je vais donc vous livrer toutes mes réussites… et mes échecs pour, je l’espère, vous faire gagner du temps et de l’argent !

Solutions anti-poux testées

Soyons clair, la lutte contre les lentes et les poux s’est avérée une vraie ruine pour moi : au moins 350€ en deux ans… sans compter les trop longues heures passées à épouiller les têtes de mes filles, avec tantôt l’aide de mon mari, de ma mère, de ma belle-mère ou de mes belles-sœurs tant j’étais à bout. En plus je n’ai pas une bonne vue donc ça n’aide pas ! Je pense avoir tout essayé sans finalement trouver le produit miracle.
Je vais vous livrer mes différents tests…

Contre les poux et les lentes : shampoing ou lotion ?

C’est une question qui revient souvent : on dit que les lotions anti-poux à faire poser sont plus efficaces que les shampoings, moins concentrés. On dit aussi que les produits à base de silicone sont plus efficaces. Il y a même des produits soi-disant radicaux en une seule application moyennant une nuit de macération. Je suis même allée jusqu’à acheter sur Internet des produits espagnols censés être plus efficaces car présentant des insecticides interdits chez nous.

Personnellement, j’ai une préférence pour les formules sous forme de lotion et en particulier celle « Parasidose » qui s’applique facilement raie par raie, doit poser 15 minutes sous charlotte, puis se rince assez facilement d’abord à l’eau puis avec un shampoing classique, sans laisser les cheveux gras comme beaucoup d’autres produits.

Parfois prise au dépourvu (le soir ou le dimanche), j’ai aussi essayé des remèdes maison pour étouffer les poux. Comme disaient mes filles je faisais « de la cuisine sur leur tête ». Huile végétale (tournesol, olive, coco… peu importe), appliquée généreusement puis recouverte par un film alimentaire (ou une charlotte ou même un bonnet de piscine) laissé plusieurs heures. Autres pistes : mélange à base d’huile et d’œuf ou encore recettes de grand-mère à base de bicarbonate de soude ou de mayonnaise.
L’une de mes dernières solution a même été la vaseline conseillée par une amie pédiatre : certes très économique mais un vrai carnage. A fuir absolument car elle laisse les cheveux gras même après de multiples shampoings !!!
Sachez qu’il existe également des baumes décolleurs de lentes. Ça ne vous empêchera pas de passer méticuleusement le peigne mais elles se décollent en effet un peu plus facilement.

Fréquence plutôt que substance

Mon avis est que ce n’est pas tant le produit utilisé qui est efficace mais plutôt l’assiduité dans le traitement.
Il m’est déjà arrivé de retrouver un poux vivant après un traitement (bien cher d’ailleurs) que j’avais laissé poser plus de 20 minutes sur la tête de ma fille !
Armez-vous donc de patience : il faut sérieusement et soigneusement peigner la chevelure après chaque traitement pour enlever un maximum de bébêtes. Et pour mettre toutes les chances de son côté, je recommande de réaliser le traitement tous les 3-4 jours, au moins 2 fois d’affilé. Finalement, je préfère utiliser un traitement moins agressif pour le cuir chevelu mais qui sera tout aussi radical grâce à la rigueur observée dans le traitement.

Comment optimiser l’épouillage

C’est l’étape la plus longue mais vraiment incontournable. Il faut soigneusement enlever les poux et les lentes. Pour ces dernières, leur couleur peut donner une indication sur la nécessité de traitement : beiges nacrées lorsqu’elles sont vivantes ; brunes voire noires lorsqu’elles sont mortes. Je vous avoue que ce n’est pas franchement évident ! L’avis de mon amie pédiatre : si elles se trouvent à plus d’1,5 cm du cuir chevelu sur le cheveu, c’est généralement qu’elles sont mortes. Autre indice : une lente morte sera plus facile à ôter et sera davantage sèche qu’une lente vivante.

J’utilise systématiquement un peigne anti-poux avec des petites dents métalliques torsadées (généralement vendus seuls ou avec le traitement). J’ai même trouvé des peignes anti-poux avec deux rangées de dents parallèles que je trouve particulièrement efficaces et pratiques car ils piègent les bébétes au milieu. Attention à certains peignes dont la partie en plastique ou caoutchouc n’est pas complètement collée aux dents métalliques si bien qu’ils nous conduisent à les redéposer sur la chevelure.
L’idéal est d’essuyer son peigne après chaque passage sur une mèche bien que ce soit vraiment laborieux. Je préconise donc d’imbiber une compresse de vinaigre blanc et de l’embrocher sur la base des dents du peigne afin qu’elle recueille les bébêtes qui y resteront collées.

Il s’agit ensuite d’être méticuleux : je commence par faire une demi-queue pour relever la partie supérieure de la chevelure sur le haut de la tête et ainsi passer le peigne mèche par mèche sur la partie inférieure. Cheveux mouillés ou secs ? Pas de règle. A vous de voir selon la teinte des cheveux de vos enfants comment les indésirables ressortent mieux.

Attention : les lentes ne bougent pas par contre les poux se déplacent très rapidement et donnent souvent l’impression de savoir se cacher. Ayez l’œil !

Traiter la tête… mais pas seulement !

C’est là que je devenais dingue à chaque fois qu’une inspection me révélait la présence de ces bestioles indésirables : il allait falloir tout laver, en plus de passer de longues heures à peigner les cheveux de mes filles.
Les poux sont incroyablement résistants : il suffit d’un seul sujet présent sur un canapé, une peluche ou un vêtement pour devoir tout recommencer à zéro. Cela m’a sauté aux yeux un jour où, après avoir passé plus d’une heure, peigne à la main, à les enlever de la tête de mes filles, j’en ai retrouvé un en train de se balader tranquillement sur ma propre robe.
Même s’ils ne sautent pas -contrairement aux idées reçues-, leur déplacement rapide leur permet de passer rapidement d’un abri à un autre ou même d’y disséminer des œufs. Ils savent aussi nager, ce qui peut engendrer une contamination entre enfants à la piscine ou dans le bain.
Seule solution : traiter les têtes ET tout l’environnement ! Tout doit y passer : sièges auto, linge de lit, canapés et coussins, vêtements, manteaux, bonnets, écharpes et foulards, doudous…
Pour éradiquer les poux sur les tissus qui ne sont pas lavables à 60°C en machine une infirmière scolaire m’a recommandé le spray végétal Pistal, contre les insectes. Il existe également des insectisides PouxIT dédiés aux poux. Sinon, une vétérinaire m’a aussi suggéré de pulvériser un spray antiparasitaire pour animaux.

Le congélateur constitue aussi une bonne solution : enfermez-y les textiles pendant 24h en prenant soin au préalable de les mettre dans un sac plastique bien fermé.

Y’a-t-il des solutions préventives contre les poux ?

J’ai eu plusieurs fois les infirmières scolaires qui m’ont apporté une bonne écoute mais finalement peu de solutions. L’éviction d’élevées récidivistes est évitée ; ce qui me semble normal car il ce n’est pas juste de stigmatiser des enfants qui n’y sont pour rien.
J’ai essayé de faire porter à mes filles un bandeau puis une casquette –refusée par l’une des institutrices- ce que je peux comprendre car ce n’est pas très respectueux en classe.
Les huiles essentielles de lavande n’ont servi à rien : dans le shampoing elles sont trop diluées pour être efficientes et derrière les oreilles, elles sont à proscrire car on ne doit pas appliquer des huiles essentielles à même la peau (ma cadette en a eu des rougeurs).
Je précise –même si ça paraît évident- que mes filles ont systématiquement les cheveux attachés et interdiction formelle de prêter bonnets, écharpes ou foulards !
Donc désolée mais la solution est non : pas de solutions préventives efficaces contre les poux !

Et finalement… !

Après de nombreuses conversations sur le sujet avec des infirmières, des institutrices et une pédiatre, j’ai découvert que tous les parents n’avaient pas le réflexe de traiter la pédiculose. Comment est-ce possible vous demandez-vous ? Ils pensent que ce n’est pas grave ou que les traitements coûtent trop cher et attendent que « ça passe » ! Certains sont même de mauvaise foi : une instit’ m’a relaté sa conversation avec une maman qui affirmait que sa fille n’avait pas de poux mais des croûtes de lait. « Des croûtes de lait mobiles ? » l’a interrogée en retour la maîtresse ;-)

A bout de nerfs après 2 ans de traitements trop réguliers ; trop d’alertes auprès des institutrices elles aussi exaspérées… j’ai essayé l’homéopathie en me disant « au pire ça ne fonctionne pas ». Sans qu’ils soient présents dans les guides homéopathiques, différents remèdes semblent être à même de prévenir la pédiculose. J’ai commandé les pilules auprès de ma pharmacienne. L’ensemble des cures pour mes deux filles (traitement préventif et curatif) m’a coûté une quarantaine d’euros, ce qui peut paraître cher mais finalement tout relatif par rapport au cumul de l’ensemble des traitements déjà opérés. J’ai trouvé sur un site la posologie suivante : « une dose par semaine de Psorinum 15 CH pendant 2 mois » en préventif ; le traitement empoisonnant les poux lors de la piqûre. Et en curatif : Staphysagria (« herbe à poux ») pour se débarrasser des hôtes indésirables, à raison d’une dose 9 CH la première semaine, une dose 15 CH la deuxième et une dose 30 CH la dernière.
L’homéopathie m’a semble t-il permis d’être tranquille 6 mois. Après de nouvelles invasions répétées, je viens, après avoir réalisé les traitements classiques bien sûr, de renouveler la cure homéopathique. Je suis bien consciente que l’homéopathie fait débat de manière générale mais personnellement, je suis plutôt convaincue de son efficacité.

J’espère avoir pu vous apporter une information assez exhaustive mais concise. Tous les professionnels à qui j’ai parlé de ce souci de pédiculose m’ont indiqué que le phénomène avait pris de l’ampleur. Je me suis sentie un peu moins seule ;-) N’hésitez pas à me contacter si je peux vous être utile !

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lente accrochée à un cheveu (photo de smartphone)

lente accrochée à un cheveu (photo de smartphone)

Comment reconnaître un poux ou une lente ?

Je me souviens encore ma réaction de stupeur lorsque j’ai vu pour la première fois des bêtes bouger sur la tête de ma fille. J’ai appelé mon mari car je ne savais pas ce que c’était… Alors voici quelques conseils pour bien identifier poux et lentes.

La lente peut être blanche ou grisâtre. C’est surtout parce qu’elle ne se détache pas facilement du cheveux qu’on la reconnaît. Il faut l’attraper entre l’ongle et le doigt pour la faire glisser jusqu’en bas du cheveux. Les peignes sont tout aussi utiles. Attention surtout à ne pas la redéposer ensuite sur la chevelure. D’où la nécessité d’essuyer son peigne ou ses doigts après chaque passage. Elle se trouve en général sur la base du cheveux, c’est à dire vers le cuir chevelu et non vers les pointes.

Privilégiez la lumière du jour pour bien les identifier. Une loupe ou le zoom d’un appareil photo ou un smartphone peut être utile !

Le poux est plus facilement repérable car plus gros. Il se déplace rapidement et peut parfois donner l’impression de se cacher. Voici ci-contre une photo pour ne pas avoir de doutes. Sa taille varie selon son âge. Les plus gros sujets peuvent mesurer jusqu’à 2 millimètres. Soyez vigilants car pendant l’épouillage, ils peuvent se déplacer si vite qu’ils parviennent à gagner des zones que vous avez déjà inspectées et traitées. D’où la nécessiter d’effectuer plusieurs passages. Après l’élimination, l’idéal est de le mettre dans un bol d’eau car sur une surface sèche, il peut encore vous échapper.

poux

poux nageant dans un bol d’eau (grossi via mon smartphone)

Dernier conseil : n’attendez pas les démangeaisons pour inspecter la tête de vos enfants. En effet, seuls les poux génèrent des démangeaisons (et non les lentes) mais surtout certains enfants ne ressentent pas de gêne et ne se grattent pas forcément la tête. Prenez le réflexe de regarder au moins une fois par semaine, lors des shampoings par exemple ou devant la télé pour éviter que les enfants ne râlent ;-)